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A l’occasion de la prochaine sortie sur grand Ă©cran des aventures de ‘Ken le survivant’, le Figaro nous explique que l’homme au 7 cicatrices n’avait en rĂ©alitĂ© qu’un seul ennemi : SĂ©golène Royal !!!

Comme le rappelle Arnaud Bordas, ce dessin animĂ© japonais de la fin des annĂ©es 80 fut l’une des pièces Ă  charge dans la cabale contre l’Ă©mission « Club DorothĂ©e », la chaĂ®ne TF1 et surtout l’animation japonaise dans son ensemble. A la tĂŞte de cette cabale : la dĂ©putĂ©e socialiste SĂ©golène Royal, flanquĂ©e de l’hebdomadaire TĂ©lĂ©rama (inventeur du terme « japoniaiseries »), de HervĂ© Bourges (alors prĂ©sident du CSA) et du Monde diplomatique, qui voulaient tous la peau de TF1. L’Ă©lue du PS publie alors Le Ras-le-bol des bĂ©bĂ©s zappeurs, dans lequel elle tire Ă  boulets rouges sur les mangas. Les sĂ©ries japonaises y sont jugĂ©es une fois pour toutes « nulles, mĂ©diocres et laides », quand elles ne sont pas amalgamĂ©es avec la pornographie pĂ©dophile. Un avis dĂ©finitif s’appuyant sur une ignorance impressionnante : pour elle, Tom Sawyer est une sĂ©rie de science-fiction (Mark Twain ? Connais pas !) et l’inoffensif « sentai » Bioman (les aventures d’une Ă©quipe de super-hĂ©ros multicolores, constituĂ©e de trois garçons et deux filles) un sommet de sexisme cantonnant les personnages fĂ©minins dans les emplois de « victimes » ou de « spectatrices affolĂ©es ». Si, en tant que seinen (manga pour jeunes adultes de plus de 17 ans), Ken le survivant n’avait effectivement pas sa place dans une Ă©mission pour enfants (mĂŞme s’il faut avouer que la sĂ©rie est Ă  prendre au minimum au 2e degrĂ©), dame SĂ©golène eĂ»t Ă©tĂ© bien inspirĂ©e de ne pas voir dans toutes les sĂ©ries uniquement « des kilomètres de pellicule dĂ©versant la peur, le sang et les larmes ». Autant d’Ă©lĂ©ments introuvables dans l’excellent Dragon Ball ou Les Chevaliers du zodiaque, sĂ©ries exaltant bien souvent l’esprit de groupe, l’amour, le courage et l’abnĂ©gation. Et on ne parle pas de Heidi, Lady Oscar, Albator ou la cĂ©lèbre Candy…

Aujourd’hui, mĂŞme si les mangas et les films de Hayao Miyazaki triomphent en France, SĂ©golène Royal n’a pas Ă©voluĂ© d’un sushi : en dĂ©cembre 2006, elle se disait toujours persuadĂ©e que la dĂ©gradation de la condition de la femme au Japon Ă©tait liĂ©e au succès des mangas, ignorant qu’une bonne partie de la production locale relève du rĂ©cit d’Ă©ducation Ă  destination des jeunes filles. Quand on connait l’engouement incroyable des français pour l’univers du manga, il est inutile de prĂ©ciser qu’Ă  Tokyo, un grand ouf de soulagement a retenti le 6 mai 2007 ?

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Ken l'homme au 7 balafres
Petit résumé de Hokuto no Ken pour les néophytes :
C’est l’histoire, Kenshiro, élève de Ryuken, sensei de l’ecole Hokuto Shinken. Ryuken est très content de son disciple et pour preuve il le proclame un beau jour comme l’héritier de la grande Ours.
Cette promotion n’enchante pas trop ces petits camarades de Dojo et notamment Shin qui pensait bien figurer en tête de liste pour le titre.
Si Shin n’avait pas de chance aux arts martiaux, il n’en avait pas non plus en amour car la julia le canon de la série sur qui il lorgnait lui préfère ce maudit Ken…
Shin, au bout du rouleau, fait alors une connerie. Un matin dans le dĂ©sert il va coincer notre hĂ©ros avec quelques potes, n’Ă©tant pas de taille a le faire tout seul. Il lui pique alors sa meuf et lui inflige les fameuses 7 cicatrices, blessures auxquelles personne ne peut survivre…
Moi un mec comme Ken, j’aurais attendu qu’une équipe chevronnée de médecins légistes annoncent officiellement son décès mais pas Shin qui le laisse pour mort.
Or Ken survit…d’oĂą Ken le survivant et quand il va revenir de l’enfer, c’est comme si Shin Ă©tait dĂ©jĂ  mort!

Les 7 cicatrices ne sont plus l’exlus de Ken puisqu’elles sont dispos dès maintenant Ă  un prix sacrifiĂ©.
En blanc
En noir